Bien arrivée à Bangkok.

Chers tous,

Voilà bientôt une semaine que j’ai posé – j’allais dire mes valises, mais plutôt mon sac de baroudeuse – à Bangkok. Cela peut paraître court dans nos vies quotidiennes à 10 000 à l’heure. Mais quand on change drastiquement d’environnement et qu’on est téléporté dans un endroit si différent comme Bangkok, le temps s’arrête et plus rien ne se compte vraiment normalement. Ni les heures, ni les jours qui passent, ni les degrés me direz-vous !

Quels mots emploierai-je pour décrire cette ville ?

Solaire peut-être car, sous ses 35 degrés, on ne peut oublier qu’il fait chaud et il faut faire avec, qu’on aime ou qu’on aime pas. Cela change de la grisaille parisienne que j’ai laissée derrière moi. Je vous avoue que ce n’est pas ce qui me manque le plus 😉

Trépidante. Car il règne ici une atmosphère qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. Le tumulte des voitures aux heures de pointe (qui sont malheureusement trop fréquentes ici !), les tuks-tuks qui hèlent les touristes à tout va. Les scooters qui s’élancent à chaque feu dans une course ininterrompue et dont il faut se méfier…Les marchands de nourriture de rue qui s’affairent à la préparation de leurs étals et dont les effluves ne laissent pas indifférent, les vendeurs de vêtements qui installent leurs marchandises, les salons de massage qui recrutent des clients à toute heure de la journée et qui finiront par me faire craquer….

Ici, la vie commence tôt pour éviter les grandes chaleurs et fini tard car le soir venu, quoi de plus agréable que de se promener dans les petits « soi » (rues) le long des marchés de nuit ou de s’arrêter à une table d’un marché pour boire une bière bien fraîche, méritée après une journée à parcourir les rues sous un soleil de plomb.

Ville du lâcher prise. Bangkok, c’est aussi pour moi la ville où il faut changer de rythme. Fini le temps où j’étais à 100 à l’heure à Paris, où tout le monde se bouscule, s’énerve et se plaint. L’Asie, c’est le continent qui offre l’opportunité de changer d’état d’esprit en adoptant un rythme plus paisible et où s’énerver ne changera pas les choses alors à quoi bon ? Ici, tout le monde est zen, souriant, calme.  L’heure de la sieste ne se manquerait pour rien au monde, chacun marche tranquillement dans la rue, travaille lentement. Fini la course dans le métro ou dans les rues parisiennes. A Bangkok, j’apprends à marcher sans courir et à prendre le temps de prendre le temps… sacré challenge personnel !

Le calme et la sérénité des parcs asiatiques au coucher du soleil me plaît. Les groupes de sportifs qui se rassemblent autour d’une musique entraînante créent une harmonie spéciale qui me renvoient à des souvenirs de Chine lorsque dès l’aube, des dizaines de chinois s’unissaient pour faire des figures de Taï Chi. Mais de l’autre côté du périph’, le rythme de la ville continue entre les ballets de voitures et les marchés nocturnes qui s’installent.

J’avais déjà visité cette ville il y a deux ans lors du Nouvel An Chinois où nous avions, avec Alex, traversé le Yunnan, le Laos et la Thaïlande pour passer quelques jours sur une île en nous arrêtant à Bangkok en escale. Je la vois cependant avec un nouveau regard aujourd’hui en passant du mode « touriste » d’il y a deux ans à un état d’esprit particulier :  je vais habiter dans ce pays durant un an et je m’intéresse donc différemment à son histoire, ses coutumes, sa langue en essayant d’autant plus de comprendre et de m’approprier le sujet.

Mon but serait d’essayer de faire oublier que je suis une « farang » (blanche en thaï). Physiquement, on peut dire que c’est difficile, les thaïs ne sont pas dupes de ma peau toujours aussi blanche et de mes yeux clairs ;). Mais je m’efforce d’étudier studieusement leur langue pour bientôt, je l’espère, tenir une vraie conversation.

Ce mois à Bangkok marque donc le début de mon aventure mais cependant une simple transition, un atterrissage en douceur dans le monde Thaï avant de passer aux choses sérieuses chez les Karens, à la frontière de la Birmanie. Départ prévu le 11 Mai.

A bientôt,

Mélanie

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s